Lectures décalées

La belle langue ne donne pas la grandeur, mais la nostalgie et le désir de la grandeur" Pierre MICHON, Vies minuscules, Gallimard 1984, p. 15-16.

les chapitres en ont été rédigés non pas selon un déroulement logique, mais par ordre d'urgence." Primo LEVI, Si c'est un homme, Julliard 1987, p. 8 (préface de 1947).

lundi 26 janvier 2009

positionnement

Dans la communication, faut-il :

Aléchez les gens
ou
Aller chez les gens ?

vendredi 23 janvier 2009

Préserver son identité numérique

Un Chroniqueur ?
Pas un client pour le Nobel, même pas pour une quelconque postérité

Le jeu des références et des mots d'esprits dans les chroniques est tellement ancré dans la culture populaire du quotidien qu'elles en devienent intraduisibles, non transposables dans une autre langue - ou à les réécrire complètement, à reproduire un concept, comme pour la plupart des programmes de divertissements sur les chaînes de télévision. A telle enseigne, les chroniques se dissolvent dans le flot d'incommensurables publications s'agglomérant par strates vouées à devenir monobloc.

Attention ! Si le blog suit cette logique de publication médiatique par laquelle chaque article enterre les précédents un peu plus profondément, la Toile n'est pas amnésique ! 123people se rappellera au bon souvenir des chroniqueurs oublieux d'impertinences d'un passé mal assumé...

Morale numérique : sur Internet, il n'existe aucune frontière entre la sphère privée et la sphère publique...

vendredi 9 janvier 2009

Syndrome de la page blanche


... Klein d'œil


Inspired by Vincent Olivier, PlusEditions

Ce qui va - Ce qui va pas :
Ce qui va : le lien par l'image vers un autre site...
Ce qui va pas : ... sans en avoir demandé l'autorisation à celui qui l'avait mise en ligne ! Et pour la lisibilité du message, de la page blanche au bleu monochrome, il y en a des pigments !

lundi 5 janvier 2009

Joyeux Noël, bonne année 2009

Adresser ses vœux constitue un exercice paradoxal oscillant entre le plaisir de souhaiter à son cercle de parents, amis, connaissances privées ou professionnelles une année de bonheur, de santé et de réussite (dans le désordre) et le désagrément que procure indéfectiblement à l'homme moderne l'obligation d'une pratique collective à laquelle chacun doit donner, pour s'en démarquer sans s'y dérober, une touche d'originalité. Un exercice formaté sans doute inventé pour les publicitaires qui chaque jour se montrent suffisamment inventifs pour que nous nous sentions en manque de lessives, soins de beauté, clés USB ou autres merveilles reçues à Noël et dont le seul point commun est d'être parfaitement inutiles...

Alors l'inspiration ne venant pas, et ce pour la seconde année consécutive - le mal est sans doute plus profond - je me contenterai de :

Bonne et ... très bonne année 2009 à tous !

jeudi 18 décembre 2008

La liberté des chanteurs s'arrête aux oreilles de ceux qui les écoutent

Dialogue

Du caractère improbable de voir un communicant dans le métro prendre à partie un mendiant traversant les rangs pour quémander son obole après une prestation discutable



- Chanter d’une voix de fausset Ma Liberté de Georges Moustaki et se présenter ensuite aux passagers pour solliciter quelques pièces constitue une faute dans le « savoir communiquer ».
- ?
- Rassurez-vous, tout n’est pas à jeter… La voix éraillée ne peut qu’émouvoir votre public ; elle rappelle votre statut d’amateur et démontre votre volontarisme, quelque soit la situation, à vous en sortir. Là-dessus ne changez rien !
- ? ?
- En revanche, le choix de la chanson ne peut laisser une plus mauvaise impression à votre auditoire. Revendiquer sa liberté est sans conteste fort noble, mais encore faut-il l’assumer… Le prix à payer de votre indépendance incombe à vous seul. C’est pourquoi, au pays des cigales, des fourmis et de La Fontaine, aucun passager, aliéné du travail, ne pourra s’apitoyer sur un sort si péremptoirement revendiqué ! … Vous pourriez tout juste me demander des royalties pour m’avoir inspiré cette obscène saynète.

mercredi 17 décembre 2008

De Sacha Guitry à la crise financière

Une brève de comptoir en passant

Si Versailles m'était compté,
... je serai en découvert à la banque.

Pour les curieux :

Mise en scène allégorique par Sacha Guitry de l'arbitraire royal au travers du récit des évasions de Latude.